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Grippe aviaire : le Cameroun circonscrit la menace

Des campagnes de désinfections de grippe aviaire, initiées par le Minepia sont en cours dans le département du Mfoundi à Yaoundé.

 

Le Ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales (Minepia) sous la houlette de son Chef de département ministériel le Dr Taiga, a initié une série de campagnes de désinfections qui devront s’étendre sur le département du Mfoundi. La première de cette série est celle lancée le 2 juin 2016 au marché des poulets de Mvog-Ada à Yaoundé. Les agents sanitaires du Minepia rencontrés sur le terrain, ont effectués cet exercice durant plus de deux heures, tout en isolant cette partie du marché du public venu nombreux pour assister à cette désinfection. D’après information recueillies, le marché des poulets de Mvog-Ada sera fermé pendant trois semaines afin de mettre les lieux à l abris du virus H5N1. Un manque à gagner que certains vendeurs de volaille décrient. Mais, les mesures du gouvernement ont été mises sur pied afin d’éviter tout décès lié à la grippe aviaire. La menace que circonscrit le gouvernement fait suite à plusieurs signaux détectés au quartier Mvog-Betsi dans une ferme avicole. Ce qui a conduit à une sortie médiatique sortie du Minepia. Le Ministre Taiga aux côtés de ses homologues de la santé publique et de la communication a confirmé l’épisotie. Le Dr Taiga dans sa communication a annoncé que le Réseau d’Epidemio-surveillance du Minepia a constaté de fortes mortalités de volailles au sein des bâtiments d’élevage des reproducteurs du Complexe Avicole de Mvog-betsi, à Yaoundé. Estimation faisant état de 24,000 volailles mortes sur un effectif de 33,000 soit 75 pourcent du cheptel.

Une situation qui jusqu’à ce jour, a poussé le gouvernement à prendre le taureau par les cornes afin de limiter la propagation de l’infection. Des mesures telles que : L’interdiction d’accès au site d’élevage à toutes les personnes étrangères ; l’interdiction d’entrée et de sortie de la ferme des produits d’élevage et d’autres intrants ; l’abattage du reste du cheptel ; l’incinération et l’enfouissement de toutes les carcasses conformément à la réglementation en vigueur; l’observation obligatoire de la restriction des mouvements des animaux domestiques sensibles et des hommes dans la zone circonscrite et la soumission du site d’élevage aux visites quotidiennes des services vétérinaires et des personnels de santé ont été décidées. Les services techniques et la communication du Minepia ont donc mis à la disposition des medias de masse et du public, des nombreuses réponses aux questions que plusieurs se posent sur le sujet.

Qu’est-ce que la grippe aviaire ?

La grippe aviaire est une maladie infectieuse qui touche essentiellement la volaille. De multiples sous-types, variantes et souches du virus de la grippe contaminent les oiseaux, d’autres animaux et même parfois l’homme. Le virus qui a infecté les oiseaux et les élevages de volaille en Asie au cours des derniers mois est celui de la souche H5N1, une forme hautement pathogène du virus de la grippe aviaire. Le virus H5N1 entraîne une mortalité élevée parmi la volaille et peut se propager rapidement dans les élevages. Certaines formes du virus ne causent par contre aucune maladie ou provoquent seulement des symptômes bénins dans la volaille et chez certains oiseaux sauvages.

Le virus de la grippe aviaire se transmet-il à l’homme ?
Oui. Toutefois, la transmission de la souche H5N1 à l’homme est encore à ce jour un phénomène rare. Le virus est présent dans les déjections des oiseaux infectés, ainsi que dans leurs sécrétions nasales et dans leur salive. La transmission directe à l’homme survient le plus souvent à l’issue d’un contact rapproché avec des oiseaux malades. Il est possible qu’il y ait eu des cas de transmission interhumaine, mais pas encore sous une forme de nature à provoquer une pandémie.

Comment le virus se transmet-il à l’homme ?

Dans l’état actuel des connaissances, les personnes qui ont contracté l’infection avaient été en contact direct avec des oiseaux infectés vivants ou morts. Il n’existe aucune preuve épidémiologique à ce jour attestant que la grippe aviaire puisse être transmise à l’homme par la consommation d’aliments, notamment de volaille ou d’œufs.

Peut-on continuer de consommer du poulet, de la dinde, du canard ou des œufs ?

Absolument, la consommation de volaille et d’œufs dans l’Union européenne ne pose pas de risque.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), la Commission européenne (CE) et d’autres organisations telles que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souscrivent généralement aux conseils de sécurité des aliments recommandant une cuisson suffisante de la chair de poulet et des œufs, afin de protéger les consommateurs des risques éventuels de contamination par les aliments.

Le respect des règles de manipulation et de cuisson confère une protection contre le virus de la grippe aviaire, ainsi que contre d’autres virus et bactéries telles que les salmonelles et E. coli. Une bonne cuisson des aliments inactivera le virus, éliminant tout risque potentiel de contamination et apportant ainsi une garantie de sécurité supplémentaire dans l’éventualité improbable où le virus H5N1 serait présent dans les produits de volaille crus utilisés dans la chaîne alimentaire. Le virus H5N1 est sensible à la chaleur. Aux températures où s’effectue normalement la cuisson (70o C en tout point de l’aliment – à vérifier au besoin avec un thermomètre), le virus sera détruit. Avant de consommer de la viande de volaille, il faudra s’assurer que toutes les parties sont bien cuites (la chair ne doit plus être rose) ; les œufs devront eux aussi être bien cuits (les jaunes ne doivent pas être liquides). Si le virus H5N1 est présent dans la volaille, la réfrigération ou la congélation ne le détruira pas. Le virus est aussi sensible aux désinfectants et, comme pour les bactéries, de bonnes pratiques d’hygiène (désinfection des surfaces et bonne hygiène personnelle, notamment par le lavage des mains) permettront de contrôler le risque de contamination.
Pour toutes ces raisons, les consommateurs peuvent continuer de manger sans danger de la volaille et des œufs. Une bonne cuisson des aliments permet par ailleurs de détruire les agents pathogènes et d’éliminer le virus de la grippe aviaire dans la viande de volaille et les œufs, dans l’éventualité où ceux-ci seraient infectés.

Par Elise Kenimbeni

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