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Cameroun: L’école de demain, une véritable disette !

Le miracle économique projeté à l’horizon 2035 par le pouvoir de Yaoundé ne passera que par une revisitation des programmes scolaires

Les spécialistes des questions de développement sont clairs. L’émergence économique pour un pays est la conséquence d’une réussite globale des politiques publiques. Demain le Cameroun, mais quel Cameroun ? La vision politico-économique du gouvernement repose sur une émergence fixée dans 20 ans. Mais la préoccupation est de savoir si l’objectif sera atteint. L’incivisme ambiant  l’immoralité rampante se charge de réduire la construction d’une mentalité sociale conduisant la nation vers son émergence socio-économique. L’école a-t-elle le contenu suffisant pour répondre à ces enjeux ? Les programmes scolaires sont la plate forme idéale pour réveiller les questions de civisme, de patriotisme et surtout de professionnalisme. Le crédo est repris en cœur par la chorale gouvernementale sans véritable conviction. Les Ministères des Enseignements Secondaires et de l’Education de Base semblent dépassés par les évènements. Les programmes scolaires ne s’arriment nullement au discours économique. Des écoles sont crées à travers la république mais sont en manque criard d’enseignants. Chaque rentrée scolaire, les deux ministères en charges de l’Education annoncent la fermeture de certains établissements scolaires clandestins, le même scénario est repris chaque année. Des annonces pompeuses sans impact. Les structures clandestines continuent de prospérer sans ambages. Le phénomène contribue à la destruction d’une école qui titube devant l’appel de la modernité. L’école de demain semble lointaine au regard des écueils. La question du livre dans cet état des lieux est une véritable nébuleuse. Le choix et la disponibilité des manuels scolaires sont liées à des questions pédagogiques, mais surtout de gouvernance. La corruption gangrène les procédures au détriment d’une politique globale qui présente l’émergence à l’horizon 2035 comme le terreau de l’atteinte définitive d’un réel développement.

Que doit-on enseigner ?

Sous d’autres cieux les programmes scolaires sont alignes aux évolutions de la politique internationale. Les pays occidentaux ont toujours allié leurs intérêts réguliers avec les enseignements scolaires, établissements ainsi un rapport de force déséquilibré avec le reste de la planète.

Le citoyen occidental est façonné des l école dans les valeurs qui forgent une mentalité de domination et d’éveil citoyen. Pendant longtemps les jeunes Camerounais ont appris que la Chine est un géant aux pieds d’argile, l’Ethiopie un pays des ‘’meurt de faim’’ etc. Mais aujourd’hui le constat est contraire à ces réalités. La Chine est une puissance économique qui tutoie les Etats-Unis, l’Ethiopie est l’un des Etats les mieux structuré en Afrique. Les programmes scolaires au Cameroun peinent à intégrer une véritable pédagogie conçu sur mesure. Le monde évolue et les enseignements sont l’un des facteurs, si sont le principal facteur d’émancipation des consciences. Peut-on enseigner le panafricanisme ? Enseigner la vraie histoire du Cameroun au moment ou la France vient de reconnaître les meurtres commis durant les luttes d’indépendances ? Enseigner l’alternance politique en parlant de démocratie en Afrique ? Ce serait certainement l’école à l’envers pour le Cameroun actuel.

 

Par Jean Patient TSALA.

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