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Cameroun- égalité de genre : un outil de développement socio-économique

Les objectifs du millénaire pour le développement numéro 2 « Assurer une éducation primaire pour tous » et numéro 3 « Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes » soulignent le souci de l’égalité de sexe dans le monde. Selon l’institut national de la statistique (Ins), la population camerounaise est composée à 49d’hommes et 51% de femmes. Au niveau des ménages, 1 chef de ménage sur 4 est une femme et dans les entreprises selon le Recensement Général des Entreprises(RGE) du Cameroun de 2009 les promoteurs/dirigeants des entreprises comptent 1/3 de femmes. Ces chiffres posent de façon éloquente la problématique de la situation de la femme au Cameroun.

 

La question d’égalité de genre pose un véritable problème dans notre société, c’est pourquoi les associations et ONG en charge de la santé de reproduction tout comme celles des droits de la femme s’activent de plus en plus pour le respect à la santé, droits sexuels et reproductifs.

L’égalité de genre, sujet tabou est l’une des thématiques qui nous a conduits sur différents sites de la région du centre pour échanger et appréhender cette notion avec les populations de Soa et Mfou à l’initiative de la fédération internationale pour le planning familiale(IPPF) bureau Afrique à travers son association membre au Cameroun qui est la Cameroon National Association for Family Welfare (Camnafaw).

Quelques droits fondamentaux de l’homme pour la reproduction notamment : le droit à la santé en matière de reproduction et à la planification familiale, le droit de décider librement et en toute connaissance de cause du nombre et de l’espacement des naissances, le droit au consentement au mariage et à l’égalité dans le mariage, le droit de ne pas subir les violences sexuelles, le droit à être protéger contre toute pratique néfaste à la santé des femmes et des filles pour ne citer que ceux-ci nous ont permis d’échanger avec certaines femmes et hommes des dites localités, rencontrés sur les lieux en pleine activités.

Dans la localité de Soa qui plafonne, les cent mille habitants environ, inclus les étudiants de yaoundé II, et celle de Mfou, force était de constater que beaucoup de femmes et hommes procréent sans faire recours au planning familial. La femme est appeler tant qu’elle a l’énergie nécessaire de donner naissance peu importe le chiffre ; les hommes décrivent leurs conjointes comme celles qui sont faites pour se soumettre aux obligations. Avec des positions radicales. Ils pensent que la femme a pour rôle d’agrandir la société telle que cela a toujours été depuis les dernières générations disent-ils. 8 à 10 enfants est le nombre que plusieurs couples rencontrés totalisent. A la question de savoir comment élèvent-ils leurs progénitures, comment assurent-ils leur éducation ? Sylvain, 42 ans m’a confié que c’est Dieu qui donne et c’est lui qui donne également les voies et moyens de les élever hormis le fait qu’il compte sur son commerce au marché de Mfou. Les femmes dans ces parties du pays comme dans d’autres, où plusieurs mettent un frein à la modernisation et sont très soumises à leurs époux, elles ne contredisent pas ce qu’ils disent ceci parce que certains usent de la violence physique qu’ils infligent à ces dernières et d’autres, des pressions familiales. C’est le cas d’une jeune fille de 24 ans qui a gardé l’anonymat et s’est exprimée hors micro pour nous révéler qu’elle est en mariage forcée suite à une transaction de terrain que son père a eu à faire avec son époux actuel. Sans son consentement, elle se retrouve avec ce dernier qui à ce jour lui a déjà fait trois enfants. La majorité de filles rencontrées puisqu’elles ont été ouvertes à nos échanges nous ont confiés qu’elles vivaient déjà chez des hommes avec leurs enfants ayant une tranche de 10 à 12 mois. Beaucoup des jeunes filles également pour prendre le cas de jeannette 28 ans résidente de Mfou, ont eu des enfants de leurs pères et parentés suites à des rapports sexuels incestueux. Elle par exemple à du mettre cette situation sous l’ombre et a attribué sa grossesse à quelqu’un d’autre.

 

Par Elise Kenimbeni

 

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